La promesse de l'aube de Romain Gary

La promesse de l'aube de Romain Gary
Un livre autobiographique incroyable, tout simplement une histoire vraie, un avancement social, un don, une écriture.... magnifique ? ce n'est pas vraiment l'adjectif qui convient mais je n'en trouve pas d'autres.

Sa mère qui Idéalise tellement la France
Ses
débouards au début en France (ex : a scène du club de tennis et plus tard les claques)
Cette his
toire folle qu'on apprend à la fin
Les rê
ves de sa mère
Son salon

Ses "fau
x dons" qu'il développe (essaye plutôt)
et ta
nt d'autres.

clairette

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# Posté le lundi 02 juillet 2007 11:17

Modifié le mardi 03 juillet 2007 06:16

Gals de Mihona Fujii

Je sais c'est un mangas et non un livre mais il donne tellement la pêche. Il a beau être en noir et blanc, il met des couleurs pleins la tête.
Il n'y a pas grand chose à dire dessus, il faut juste le lire, quand on a la pêche, quand on est triste, quand on est énervé.. A moi, il m'a toujours redonné le sourire !
Clairette
Gals de Mihona Fujii

# Posté le dimanche 01 juillet 2007 12:09

Modifié le mardi 03 juillet 2007 06:14

La vie devant soi de Romain Gary (Emile Ajar)

La vie devant soi de Romain Gary (Emile Ajar)
écriture : style neuf, dans le genre parlé, familier, mais sans argot, qui éclate en formules cocasses, incongrues, lapidaires. Des phrases distordues sciemment pour l'effet du rire.


C'est à Belleville, au sixième sans ascenseur, chez madame Rosa, une vieille Juive qui a connu Auschwitz, et qui autrefois, il y a bien longtemps, " se défendait " rue Blondel. Elle a ouvert " une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers ", autrement dit un crèche clandestin où les dames " qui se défendent " abandonnent plus ou moins leurs rejetons de toutes les couleurs. Momo, dix ans ou alentour, raconte sa vie chez Madame Rosa et son amour pour la seule maman qui lui reste, cette ancienne respectueuse, grosse, virile, laide, sans cheveux, et qu'il aime de tout son c½ur - presque autant que son " parapluie Arthur ", une poupée qu'il s'est fabriquée avec un vieux parapluie ; il n'a pas de père et chez Madame Rosa, les autres gosses s'appellent Moïse ou Banania. Lorsque Madame Rosa meurt, il lui peint le visage au Ripolin, l'arrose des parfums qu'il a volés et se couche près d'elle pour mourir aussi.

" Je m'appelle Mohammed mais tout le monde m'appelle Momo pour faire plus petit. Pendant longtemps je n'ai pas su que j'étais arabe parce que personne ne m'insultait. On me l'a seulement appris à l'école. "

"L
a première chose que je peux vous dire c'est qu'on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu'elle portait sur elle et seulement deux jambes, c'était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines. Elle nous le rappelait chaque fois qu'elle ne se plaignait pas d'autre part, car elle était également juive. Sa santé n'était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c'était une femme qui aurait mérité un ascenseur. "

"Madame R
osa avait toujours peur d'être tuée dans son sommeil, comme si ça pouvait l'empêcher de dormir. Les gens tiennent à la vie plus qu'à n'importe quoi, c'est même marrant quand on pense à toutes les belles choses qu'il y a dans le monde. "

"Ma
intenant le docteur Katz essayait de convaincre Madame Rosa pour qu'elle aille à l'hôpital. Moi, j'avais froid aux fesses en écoutant le docteur Katz. Tout le monde savait dans le quartier qu'il n'était pas possible de se faire avorter à l'hôpital même quand on était à la torture et qu'ils étaient capables de vous faire vivre de force, tant que vous étiez encore de la barbaque et qu'on pouvait planter une aiguille dedans. La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu'au bout pour empêcher que la volonté de Dieu soit faite. Madame Rosa est la seule chose au monde que j'aie aimée ici et je ne vais pas la laisser devenir champion du monde des légumes pour faire plaisir à la médecine. "

"
Je pense que pour vivre, il faut s'y prendre très jeune, parce qu'après on perd toute sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux."



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il y a plein d'expressions très pertinentes tellement elles sont simples :
" Je suis resté un bon
moment avec lui en laissant passer le temps, celui qui va lentement et qui n'est pas français. Monsieur Hamil m'avait souvent dit que le temps vient lentement du désert avec ses caravanes de chameaux et qu'il n'était pas pressé car il transportait l'éternité. Mais c'est toujours plus joli quand on le raconte que lorsqu'on le regarde sur le visage d'une vieille personne qui se fait voler chaque jour un peu plus et si vous voulez mon avis, le temps, c'est du côté des voleurs qu'il faut le chercher ".
A propos du bonhe
ur Momo dit " Moi, l'héroïne je crache dessus. Les mômes qui se piquent deviennent tous habitués au bonheur et ça ne pardonne pas, vu que le bonheur est connu pour ses états de manque. Pour se piquer, il faut vraiment chercher à être heureux et il n'y a que les rois des cons qui on des idées pareilles. [...]Je ne tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre. On est pas du même bord lui et moi, et j'ai rien à en foutre. J'ai encore jamais fait de politique, parce que ça profite toujours à quelqu'un, mais le bonheur, il devrait y avoir des lois pour l'empêcher de faire le salaud. Je ne vais pas vous parler du bonheur parce que je ne veux pas faire une crise de violence, mais monsieur Hamil dit que j'ai des dispositions pour l'inexprimable. Il dit que l'inexprimable, c'est là qu'il faut chercher et que c'est là que ça se trouve "
c'est un roman fabuleu
x, mine de rien, avec une certaine philosophie même si elle est parodique mais vraie. C'est tout de même un roman tres cruelle car il raconte l'histoire sous le regard de Momo de Madame Rosa
Si Momo est ce narrateur essentiel qui donne son ton au récit, madame Rosa en est l'épicentre. C'est autour d'elle, de ses hantises, de son inexorable détresse qu'est construite toute l'½uvre. C'est d'elle que naît l'émotion. Autour de toute cette vie qu'elle a derrière soi et de la mort qui est devant elle. Momo est beaucoup plus qu'un témoin pour qui la mort ne serait qu'un spectacle, un accident incompréhensible, proprement impensable. 6 Ici la mort surgit au c½ur de l'enfance, de l'existence même. Momo fait l'expérience de la vie à travers le délabrement de madame Rosa. Son agonie à elle se vit en lui. La fin surgit dès le début.

D
ans la Vie devant soi c'est toute une vision distanciée de l'existence qui s'affiche, usant de cette légitime défense qu'est l'humour contre toutes les formes d'adversité, et principalement contre cette inhumaine situation qu'est la condition humaine " qui nous fut imposée de l'extérieur ".

Un des plus beaux romans du monde ...
Hadhemi

Un livre magni
fique, un peu triste mais qui porte en lui de l'espoir.
L'histoire d'une vie ou plutôt de deux qui l'une sans l'autre aurait eu du mal à exister. Un livre qui lui aussi m'a emporter, j'aurais aimé que le livre ne se finisse jamais, que cette histoire continue encore et encore...
Clairette



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# Posté le mercredi 27 juin 2007 06:19

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 15:01

Elle s'appelait Sarah de Tatianna De Rosnay

Elle s'appelait Sarah de Tatianna De Rosnay
....

Lorsqu'elle tourne la clé du placard où se cache son petit frère, Sarah est persuadée qu'elle le libérera très vite, à son retour... mais Sarah fait partie des milliers de juifs arrêtés lors des rafles de 1942. Lorsque 60 ans plus tard, Julia, journaliste d'investigation, découvre l'histoire de Sarah, le visage de la petite fille ne la quitte plus. Contre l'avis de son mari - dont la famille cache un sombre secret - Julia veut à tout prix savoir ce qu'il est advenu de Sarah, même si cela doit lui coûter ce qu'elle a de plus cher au monde...




Il ne s'agit pas là d'un livre glauque sur les abominations commises pendant la guerre et comme le dis Tatiana de Rosnay dans sa préface, ce n'est pas un travail d'historien mais son hommage aux enfants du Vel d'Hiv qu'on ne revit jamais.


Sarah, jolie petite fille agée d'une dizaine d'années, vit avec ses parents et Michel son petit frêre. Lorsque des coups sont donnés contre la porte de leur appartement, la nuit du 16 juillet 1942, Sarah ne se doute pas de ce qui l'attend. L'horreur est derrière la porte. Malgré la peur et l'angoisse, l'espoir est tout de même là, ce sont des policiers français, ils ne leur feront pas de mal...
Juste avant d'être emportée, Sarah cache son petit frêre dans leur placard secret et tourne la clé qu'elle emporte avec elle, lui promettant de revenir bientôt le sortir de là.

La famille de Sarah ainsi que beaucoup d'autres, seront emmenées au Vélodrôme d'Hiver. De là, les parents seront séparés de leurs enfants et tous, après être parqués comme des bêtes, seront déportés vers Auschwitz.

De nos jours, Julia, journaliste d'origine américaine, d'une quarantaine d'année, couvre l'évènement du soixantième anniversaire de cette rafle. Elle se laisse emportée par son enquête et devient obsédée par l'une de ses découvertes. Son futur appartement qui appartient à sa belle famille, aurait été arraché à une famille juive qui a été arrêtée lors de cette rafle. Mais un drame s'est produit ce jour là. Un drame qui a changé la vie de Sarah, petite fille juive qui habitait dans cette appartement et qui fut déportée, et qui changera la vie de Julia. Sortira t-elle indemne de ses recherches?

On suit en parallèle l'enquête de Julia et l'histoire de Sarah. On aborde ici les thèmes de la collaboration française dans cette Shoah. On en apprend davantage sur la rafle du vel' d'hiv' et même sur les camps. Ce sont des souvenirs souvent abordés mais d'une manière plus froide qu'ici. L'émotion vient de l'histoire de Sarah, ce qui rend bouleversant le sujet. Dans son enquête, Julia nous entraîne sur le parcours de ces enfants juifs.


Au fil du roman, l'histoire de la petite Sarah nous est dévoilée. La vie de Julia qui sera bouleversée par ses découvertes.

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Un roman poignant, terriblement émouvant. Qui prend aux tripes. Pas de voyeurisme dans ces pages, juste l'histoire. Notre histoire. Celle de notre pays, si douloureuse soit-elle. Ce roman m'a énormément touché. Et sans vouloir faire dans le mélo, je dirais même qu'il m'a bouleversé. J'ai eu les larmes aux yeux plus d'une fois. Même apres avoir achevé ma lecture, je ne pouvais m'empecher de me repasser en boucle des moments de l'histoire. J'aurais voulu en savoir encore et encore et encore sur Sarah.
Partiquement chaque page me faisait me poser des questions : aurais-je été suffisamment forte pour aider des familles juives ? Pour aider à sauver des enfants ? Aurais-je détouné le regard ? Fais comme si je n'avais rien vu ? Aurais-je été une "Juste" ? Ou une lâche ?
J'espère n'avoir jamais, à répondre à cette question...

Un roman qu'il faut absolument lire. Non seulement pour l'écriture de Tatiana de Rosnay, toujours aussi agréable, mais aussi et surtout, pour l'histoire qu'elle nous raconte.

Hadhemi


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Un des livres sur ce sujet qui m'a le plus touché (et j'en ai lu beaucoup) surment un des plus romancé mais les plus beau, le plus entraînant, celui qui m'a le plus parlé... Les enfants du Vel d'Hiv, crime commis par les Français et oui nous ne sommes pas tout blanc, un crime horrible, les femmes et les enfants ne devaient pas être arrêtés mais voulant faire du zèle...
Moi aussi j'aimerai savoir plus sur cette Sarah, sur ces yeux bleus qui revient tout le temps, sur l'auteur... J'ai mi longtemps à me défaire de l'histoire, des scènes qui repassaient en boucle dans ma tête.
Les mêmes impressions que Toi !

Clairette


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# Posté le mercredi 27 juin 2007 06:06

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 06:00